Vous êtes ici : Mimi Cocotier » Vu de ma tribune » La Saint-Valentin, réflexion sur l’amour.

La Saint-Valentin, réflexion sur l’amour.

C’est la fête des amoureux. Le rose est de sortie. L’Amour… avec un grand A. « Ouaiiis c’est commerciale comme fête, ça pue, faut s’aimer toute l’année, pas juste le 14 février… ». Oui, bon, ok… Mais pendant que tu te bagarres pour changer cette société et son calendrier, moi je fais comme tout le monde, je profite de ce jour pour faire des cœurs avec mes mains (quand j’y arrive). :-x

 

 

C’est compliqué l’amour

Je ne suis pas certain d’être très légitime pour causer d’amour. Dans ce domaine, on peut dire que je navigue en aveugle, les antennes sont cassées, le radar est cramé, le ciel est nuageux et devant comme derrière c’est une purée de petit pois… Et si je me fis à mon intuition, j’ai bien l’impression que mon bateau prend l’eau… :-|

 

Lorsqu’il nous reste tant dans le cœur à donner, et qu’on ne semble pas laisser beaucoup de trace dans le cœur des autres, on estime qu’on ne doit pas être très doué sur le sujet. A moins que…

 

Quoiqu’il en soit je me suis dit qu’il y avait deux possibilités pour l’aborder, ce sujet (avec mon piti bateau… hihi… Bateau, aborder… Non ? Bon):

  • Soit j’essaye de parler de ce que je comprends de l’amour, de façon intime, avec mon expérience, au risque de me perdre dans une mélancolie nauséabonde personnelle qui gâcherait la fête… et qui n’intéresserait surement pas grand monde.
  • Soit je m’en vais lyriquement vous parler de l’amour au sens large, mais au vu de ce que j’ai écrit en introduction, vous comprendrez que je suis un peu comme un moucheron qui nage au milieu du potage… à savoir, en galère.

 

De ces deux possibilités, j’ai donc choisi… la troisième ! AH JE VOUS AI EU !! Je botte en touche ! :-P

 

Enfin pas tout à fait. Au lieu de me tracasser à trouver des mots qui me sembleraient pertinent sur ce sujet, je vais laisser les mots d’un autre s’exprimer. Des mots qui me parlent venant d’extraits que j’ai choisi. Vous voyez donc bien que je ne botte pas vraiment en touche. :wink:

 

J’ai lu un livre que des amis m’ont prêté. Ce livre s’appelle Le Sens du Bonheur. C’est une succession de causeries comme on dit, de conférences retranscrites et répertoriées sous plusieurs thèmes (27 très exactement). Cet enseignement est délivré par Jiddu Krishnamurti (1895-1986), penseur indien sans attache religieuse ou philosophique. Développant ces thèmes au travers d’un jeu de questions/réponses, il donne une perception, une vision profonde de ce qu’est l’éducation, la liberté, le partage, même la quête de Dieu, et bien d’autres sujets de vie. Parmi ceux ci revient bien évidemment le thème de l’amuuuuur. Wuuuu

 

Je vais citer quelques passages de ce livre que je vous conseille de lire. Magneto Serge.

L’amour de Krishnamurti

« Savez-vous ce que signifie aimer quelqu’un ? Savez-vous ce que signifie aimer un arbre, un oiseau, ou un animal de compagnie, de sorte que vous vous en occupez, vous le nourrissez, vous le chérissez, bien qu’il ne vous offre pas son ombre, qu’il ne vous suive pas, qu’il ne dépende pas de vous ? La plupart d’entre nous n’aiment pas de cette manière, nous ignorons tout de cette forme d’amour car notre amour est toujours assailli d’angoisse, de jalousie, de peur, ce qui sous-entend que nous dépendons intérieurement d’autrui, que nous voulons être aimés, que nous ne nous contentons pas d’aimer tout simplement : nous demandons quelque chose en retour, et cette attente même nous rend dépendants.
La liberté et l’amour vont donc de paire. L’amour n’est pas une réaction. Si je vous aime parce que vous m’aimez, ce n’est pas qu’une forme de troc, l’amour devient une marchandise, ce n’est plus de l’amour. Aimer, ce n’est pas demander quelque chose en retour, ce n’est pas même avoir le sentiment de donner quelque chose – et seul cet amour-là peut savoir ce qu’est la liberté. »

 

« Vous et moi devons à présent comprendre l’ensemble de ce problème de la liberté. Nous devons découvrir par nous-mêmes ce qu’aimer veut dire, car si nous n’aimons pas, nous ne pourrons jamais être attentionnés, prévenants, plein d’égards. Savez-vous ce que signifie être plein d’égards ? Quand vous apercevez une pierre tranchante sur un chemin foulé par de nombreux pieds nus, vous l’ôtez du chemin, non parce qu’on vous l’a demandé, mais parce que vous êtes attentifs à l’autre – peu importe qui il est, peu importe si vous ne devez jamais le rencontrer. Pour planter un arbre et le chérir, pour contempler la rivière, savourer la générosité de la terre, observer l’envol d’un oiseau et en voir la beauté, pour être sensibles et ouverts à cet extraordinaire mouvement qu’on appelle la vie – pour faire tout cela il faut la liberté ; et pour être libres, vous devez aimer. Sans amour il n’est point de liberté, sans amour la liberté n’est qu’une idée sans la moindre valeur. La liberté n’est donc possible qu’à ceux qui comprennent la dépendance intérieure et qui s’en dégagent, et qui savent par conséquent ce qu’est l’amour. Eux seuls feront naître une nouvelle civilisation, advenir un monde différent. »

 

« Pourquoi les êtres humains ne sont-ils jamais satisfaits ? N’est-ce pas parce qu’ils sont à la recherche du bonheur et croient que le changement perpétuel va les rendre heureux ? Ils passent d’un emploi à l’autre, d’une relation à l’autre, d’une religion ou d’une idéologies à l’autre, pensant que grâce à ce mouvement perpétuel de changement ils trouveront le bonheur ; à moins qu’ils ne choisissent de stagner dans quelque arrière-cour obscure de l’existence. Assurément, le vrai contentement est d’une tout autre nature. Il ne naît en vous que lorsque vous vous voyez tel que vous êtes, sans aucun désir de changement, sans condamnation ni comparaison – ce qui ne signifie pas qu’il faille simplement admettre les faits et vous endormir ! Mais lorsque l’esprit cesse de comparer, de juger, d’évaluer, et qu’il est donc capable de voir ce qui est d’instant en instant, sans vouloir le modifier – c’est dans cette perception même qu’est l’éternel. »

 

« Comprenez-vous ce qu’est l’amour tout simple ? Je ne parle pas de la complexité de l’amour sexuel, ni de l’amour de Dieu, mais juste de l’amour, du fait d’être tendre et réellement doux dans notre attitude envers toute chose. » (…) « Mais comment faire pour que naisse cette sensibilité qui vous rend attentifs à ne faire de mal ni aux gens, ni aux animaux, ni aux fleurs ?
Est-ce que tout ceci vous intéresse ? Ce serait souhaitable. Car si vous ne trouvez aucun intérêt à être sensible, autant être mort – et la plupart des gens le sont déjà. Ils ont beau prendre trois repas par jour, avoir un travail, procréer, conduire une voiture, porter de beaux vêtements, la plupart d’entre eux sont morts – ou c’est tout comme. »

 

(…) « Être sensible, c’est être ému par les gens, les oiseaux, les fleurs, les arbres – pas parce qu’ils vous appartiennent, mais juste parce que vous êtes conscients de l’extraordinaire beauté des choses. »
(…) « Dès l’instant où l’on est profondément sensible, on cesse tout naturellement de cueillir les fleurs, on a un désir spontané de ne rien détruire, de ne faire de mal à personne, autrement dit, d’éprouver réellement du respect, de l’amour. »
(…) « Aimer est ce qu’il y a de plus grand dans la vie ; et il est très important de parler de l’amour, de l’éprouver, de le nourrir, de le chérir, sinon il a tôt fait de se dissiper, car le monde est tellement cruel. Si vous n’éprouvez pas d’amour tandis que vous êtes jeunes, si vous ne regardez pas avec amour les gens, les animaux, les fleurs, en grandissant vous constaterez que votre vie est vide ; vous serez très seuls, et l’ombre noire de la peur vous suivra toujours. Mais dès que vous aurez dans votre cœur cette chose extraordinaire qu’on appelle l’amour, et que vous en goûterez la profondeur, les délices, l’extase, vous découvrirez que pour vous le monde est transformé. »

 

Alors aimez bordel ! (Là c’est moi qui dit ça, on est sorti de la citation… ). :-D

Je suis sur le point de conclure…

Ça parait simple. Mais il est parfois bon de rappeler l’essentiel. Alors évidemment j’en vois au fond qui vont me dire « Ok, alors je ne dois pas offrir de fleurs à ma femme pour la St-Valentin puisque c’est manquer d’amour de couper les fleurs » … Ce à quoi je répondrai… Oui (Mimi, fouteur en l’air de ménages professionnel 8) )
L’amour c’est une sensibilité, pas un cadeau qu’on monnaye, on ne devrait pas avoir besoin de preuves. Les preuves c’est pour les crimes. L’amour est-il un crime ? J’en vois encore un au fond qui opine du chef… Toujours le même !  :evil:   Faites au mieux boudiou! Du moment que ça vient du cœur.

 

Voilà, vous trouverez donc Le Sens du Bonheur aux éditions Points dans la collection Points Sagesses.
Si toutefois l’idée de ces causeries vous intéresse, je vous recommande également de chercher sur Youtube des vidéos de Mooji, un professeur spirituel d’origine Jamaïcaine. Beaucoup de vidéos sont sous-titrées en français. Cet homme m’a donné à réfléchir et à comprendre certaines choses, comme l’ancrage au présent, le piège du mental et l’importance qu’on donne à nos pensées, par exemple. Et en plus il est drôle. :)

 

Quant à moi, j’aimerai, vraiment, qu’un jour débarque sur ma petite île une Coco Milady, qu’elle vienne m’emporter sur son île à elle… :roll:

Mais pour l’instant je me contente de la compagnie d’une Pastèque. 8-O

Je souhaite aux gens lisant ceci beaucoup d’amour, de la façon dont il la préfère.
Et à toi qui étais/es/seras dans ma tête et dans mon cœur, je te souhaite une belle Saint-Valentin.


Remonter

Quelque chose à dire à ce sujet ? Faites.

En étant inscrit et/ou connecté, plus la peine de remplir ces champs. Pensez-y.


:arrow: 
:-D 
:-? 
8) 
:cry: 
8-O 
:evil: 
:!: 
:idea: 
:lol: 
:-x 
:mrgreen: 
:-| 
:?: 
:-P 
:oops: 
:roll: 
:( 
:) 
:-o 
:twisted: 
:wink: